2. Un contexte favorable et un défi

Société de la connaissance, importance de la recherche et de l’innovation, opportunités des nouvelles technologies numériques, questionnements et débats sur l’évolution de la société, sont autant d’éléments d’un contexte a priori largement favorable aux institutions universitaires. Les missions de ces dernières se situent en effet au cœur de ces sujets, leurs activités étant de construire, transmettre et diffuser des connaissances, de développer de la recherche et promouvoir l’innovation, d’enseigner et être novateur en matière de technologies et applications du numérique, tout comme d’organiser réflexions et débats, en particulier sur les questions auxquelles la société actuelle est confrontée.

Pourtant, les universités sont un peu partout sur la défensive, l’objet de fusions et de réorganisations, en lutte constante pour leur financement, en concurrence de plus en plus serrée, confrontées à l’évolution technologique, avec un public étudiant qui change rapidement, ce qui génère trop souvent de l’inquiétude, du doute et des conflits internes.

Or, chaque pays, chaque région a besoin de ses universités. Aussi, les attentes sont de plus en plus fortes. Paradoxalement, l’attitude vis-à-vis des universités est souvent ambigüe : on cherche à en obtenir toujours plus tout en voulant les contrôler, on limite leurs moyens tout en multipliant les règles, on critique leur conservatisme sans voir à quel point elles s’adaptent déjà.

Le défi est donc clair. Notre Université doit non seulement remplir au mieux ses missions essentielles, mais aussi s’ouvrir largement à la société, convaincre de son apport et résister aux pressions qui, pour en tirer plus dans l’immédiat, la condamneraient à terme au déclin dans un rôle étriqué. L’université ne doit pas devenir une haute école.