Un système adapté aux chercheurs plutôt que des chercheurs adaptés au système… (par F. Bureau)

Les chercheurs de Belgique francophone éprouvent des difficultés sans précédent qui résultent de ce que j’appelle la « mal-gestion » de la recherche.

Ceux qui parviennent à être financés se noient dans une masse de travail bureaucratique le plus souvent inutile : rédaction de projets pharaoniques pour obtenir des montants ridicules, de rapports multiples que personne ne lit réellement, de justificatifs toujours plus nombreux pour la moindre action menée… Ces chercheurs n’ont plus de temps à consacrer à l’essentiel, à savoir réfléchir et créer, ce qui signe une faillite du système.

Ceux qui ne reçoivent plus d’argent pour mener leurs recherches sont dans une situation bien plus délicate encore. Ils ont été choisis et reconnus pour leurs compétences, et l’on veut nous persuader aujourd’hui qu’ils ne sont plus capables d’exercer leur métier. Quelle humiliation pour ces personnes qui, pourtant, restent pour la plupart motivées et tentent sans relâche de trouver le moyen de relancer leurs recherches. Sans parler de l’aberration financière que cela représente. Ils reçoivent en effet un salaire à la mesure de leur talent mais on leur refuse les quelques milliers d’euros supplémentaires qui leur permettraient d’exploiter leur créativité.

 Qu’ils soient financés ou non, que font les chercheurs confrontés à un système absurde? Ils s’adaptent. Encore et encore… Certains rédigent des rapports et des justificatifs les soirs et les week-ends jusqu’à être découragés. D’autres transforment leur projet pour qu’il corresponde aux attentes d’un appel. Certains engagent du personnel dont ils n’ont pas besoin car leur convention de recherche les y oblige, tandis que d’autres manquent cruellement de collaborateurs. D’autres encore cherchent désespérément des partenaires d’un pays X parce qu’un accord de partenariat dont on ne connaît pas les tenants et aboutissants a été signé avec ce pays. Les exemples sont légion…

Il est devenu urgent de revoir le système en profondeur pour le recentrer sur les besoins des chercheurs. Je suis déterminé à agir dans ce sens, conforté par les faits i) que je connais bien les rouages de la machine – autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’université – ce qui est un prérequis essentiel si l’on ambitionne des actions crédibles, ii) que j’ai la chance d’entretenir des relations privilégiées de longue date avec la plupart des personnes qui occuperont les postes de Vice-Recteur à la Recherche dans les autres universités francophones dans les années à venir, ce qui donne un véritable espoir d’actions communes, et iii) que j’aurai l’entier soutien de Pierre Wolper et des autres membres de l’équipe, qui sont tous d’excellents chercheurs, conscients des problèmes rencontrés, et avec lesquels un plan d’actions concrètes a été élaboré.

En interne, ces actions viseront à simplifier, voire même à supprimer, des tâches administratives (évaluations, rapports, justifications,…), à réduire à leur strict minimum la taille des demandes de fonds, à rendre de la liberté aux chercheurs (ex. utilisation bien plus libre des « fonds spéciaux » reçus : salaire, fonctionnement, matériel, ordinateurs, congrès…), et à recentrer les trois Conseils Sectoriels de la Recherche sur leur rôle d’organes de réflexion stratégique qui géreront une enveloppe budgétaire augmentée, et cela pour couvrir au mieux les besoins spécifiques de leur secteur.

Pour ce qui concerne les actions externes, nous ne ferons pas l’économie d’une action interuniversitaire forte visant à réformer le financement et l’administration de la recherche dans notre Région/Communauté. Cette action aura comme objectif d’augmenter le financement de la recherche, mais aussi d’améliorer l’utilisation des enveloppes budgétaires. Par exemple, en accord avec les chercheurs, au travers d’un large sondage, nous redéfinirons les modalités de distribution du budget du FNRS (notamment : « comment redistribuer, en tenant compte des besoins des différents secteurs, l’argent disponible entre les salaires, le fonctionnement et l’équipement ? », « faut-il envisager un financement récurrent des chercheurs permanents du FNRS ? », « faut-il financer des ingénieurs de laboratoire pour maintenir les connaissances techniques ? », « faut-il financer des équipes plutôt que des individus ? »). Par ailleurs, au delà de l’embryonnaire WELBIO, nous pourrions revendiquer le développement de véritables instituts wallons de recherches interuniversitaires qui couvriraient tous les domaines et pas seulement les Sciences de la Santé. C’est ainsi, en reconnaissant l’importance de la recherche fondamentale tout en étant proactive en matière de valorisation, que la Flandre s’est réappropriée ses meilleurs chercheurs, boostant de surcroît son économie.

Je suis persuadé que nous arriverons à convaincre qu’une réforme profonde du système est nécessaire si nous y mettons toutes nos forces et si, tous ENSEMBLE, nous parlons d’une seule voix.

Fabrice Bureau

Bien-être au travail, plaisir au travail : Comment c’est possible ( par A.-S. Nyssen)

Bien-être au travail… souffrance au travail… des mots que nous avons beaucoup entendus ces derniers mois lors des débats électoraux. Un constat se dégage : le sentiment de ne plus pouvoir bien faire son travail et la perte de confiance ont progressé au sein de notre Institution, les exigences de rendement augmentent et la solidarité s’affaiblit. 

Mais qu’est-ce qui nous procure du plaisir au travail? Quand je pose la question aux étudiants ou à mes collègues, les réponses sont multiples. Mais des conditions essentielles émergent : la reconnaissance et la valorisation, la communication et les échanges dans le respect, les relations de confiance avec les collègues, des environnements agréables et adaptés, une certaine stabilité, le temps de bien faire son travail, la possibilité de lui donner du sens, la contribution à un projet collectif.

La gestion que nous avons connue ces dernières années a mis l’accent sur l’évaluation: évaluation des compétences, de la recherche, de l’enseignement, de la qualité. Avec comme corollaire une augmentation massive des règles d’action et de contrôle, la montée du stress et de la compétition, et un sentiment de méfiance au sein des administrations et des facultés. Si l’évaluation est utile pour pouvoir se situer, elle ne doit pas être une fin en soi, et elle doit être accompagnée des moyens de formation et de soutien nécessaires pour progresser !

Il existe d’autres modèles que cette mise sous tension permanente en matière de gestion. L’approche par le plaisir par exemple se centre sur l’exploration et la mobilisation des activités qui, dans le cadre du travail, ont été réalisées avec plaisir, ce qui mène à l’augmentation de la motivation et de la confiance, et au succès. Elle nous incite à nous questionner sur ce qui fait sens dans notre travail, nous invite à revoir les règles de travail dans le cadre d’une approche participative, nous permet d’envisager autrement l’affectation des missions en cherchant à rapprocher les activités nécessaires au fonctionnement de l’organisation avec les appétences des individus, et cela dans la transparence. On peut ainsi explorer de nouvelles passerelles pour l’évolution des carrières et identifier de nouveaux besoins en formation continue dans une logique de soutien aux personnes. C’est de ce type d’approche que je souhaite m’inspirer pour développer au sein de l’Université de Liège, avec l’aide des services concernés, une autre manière de marcher, ensemble, vers la pluralité des excellences.

Le Bien-être au travail, c’est aussi le respect de l’intégrité et de la liberté, des valeurs portées très haut par Pierre Wolper dans son programme. En tant que psychologue et dans le cadre de mes fonctions à l’Université, j’ai souvent reçu des témoignages qui confirment ce que nous savons depuis plusieurs années : il existe au sein de notre Institution, comme ailleurs, des comportements déplacés, discriminatoires, voire violents. Ces comportements sont multiformes : un geste, une parole, une rumeur propagée; ils  peuvent être le fait d’une maladresse  communicationnelle ou parfois relever du harcèlement moral ou sexuel, ou encore d’attitudes discriminatoires. Quelque soit leur forme, ils peuvent être dévastateurs, produire de la souffrance, propager la peur, ou conduire aux conflits. Une de nos priorités est d’entamer sans délai un travail avec les acteurs de terrain pour mettre en place une politique de prévention et de lutte contre la violence et toute autre forme d’agressivité au travail. Nous mettrons en place une mission de médiation pour permettre à toute personne de l’Université d’évoquer un situation de tension avec son environnement institutionnel en ayant la certitude de la confidentialité.

 Anne Sophie Nyssen

 

Vision, valeurs et actions

Texte publié dans le numéro spécial du 15e jour consacré aux élections rectorales. A ne pas manquer: le dessin de Pierre Kroll en dernière page.

Trois mots que j’ai fréquemment utilisés durant cette campagne électorale sont : « vision », « valeurs » et « actions ». Vision, car il faut savoir où l’on va et pourquoi. Valeurs, car suivre un objectif sans références peut mener à des dérapages. Actions, car il ne suffit pas de connaître le cap, il faut encore organiser, coordonner et exécuter la multitude d’actions petites ou grandes qui mènent le navire dans la direction choisie et permettent de passer au travers des tempêtes et autres dangers.

Ma vision pour notre Université est que, plus que jamais, l’intégration de l’enseignement et de la recherche qui nous caractérise nous permettra de jouer pleinement notre rôle. Celui-ci est essentiel, tant dans les domaines scientifique, technique et économique que face aux modifications de l’organisation sociale et à celles concomitantes des parcours individuels de vie que l’on voit se précipiter vers nous comme un bolide.

Il est facile d’annoncer des valeurs, mais il n’y a que nos actions passées qui rendent l’annonce crédible. Les valeurs que j’ai toujours défendues, intégrité, humanité et liberté, seront le rempart qui garantira à chacun dans notre Institution un parcours sans la crainte de l’arbitraire ou d’expédients en apparence efficaces, mais porteurs de dégâts tant pour les individus que pour la collectivité.

Pour construire des actions, quatre principes me sont chers : concertation, confiance, continuité et compétence. Concertation, car la meilleure information, les meilleures idées viennent de ceux qui sont sur le terrain et connaissent le sujet. Confiance, car c’est par la conviction que chacun agira dans le sens voulu, pas par l’imposition de règles toujours plus nombreuses. Continuité, car pour changer, il ne suffit pas d’imposer une nouvelle situation ou organisation, il faut surtout soigneusement planifier le trajet qui y mène ; il sera d’autant plus rapide qu’il se fera sans transitions brutales. Compétence, car pour agir, mieux vaut connaître le terrain, non seulement vu de loin, mais aussi avec l’expérience de l’avoir fréquemment parcouru. Il en va ainsi de l’équipe que j’ai réunie qui, tout en étant orientée vers un renouveau, fédère des expériences variées.

Vu l’élection tardive, la prise de fonction de la nouvelle équipe rectorale se fera sans le temps d’une transition, mais je la veux sans soubresauts pour l’Université. Nous commencerons par assurer un suivi, rigoureusement guidé par nos valeurs, de ce qui est en cours, en particulier les procédures de promotion. Les premières mesures plus structurelles seront des simplifications : éliminer certaines procédures ou étapes de procédures, revoir les règles inutilement contraignantes, comme la séparation stricte entre entités d’enseignement et de recherche et la répartition du personnel qui en découle.

Ensuite s’ouvriront d’autres chantiers : une communication interne nettement plus explicite et fréquente, une gestion revue et plus transparente des carrières, une attention renouvelée à la vie étudiante, l’amélioration de la mobilité, l’évolution de notre enseignement et la formation tout au long de la vie, des actions pour un meilleur soutien de notre recherche, le combat pour notre financement, le bon usage de nos moyens et une planification revue de nos investissements immobiliers. Les problèmes de bien-être au travail et les conséquences lourdes qui en résultent trop souvent auront toute notre attention dès les premiers jours. Au-delà des mesures spécifiques et individuelles, nous travaillerons dans un nouvel esprit de confiance et de coopération qui aidera beaucoup et fera de la « communauté universitaire » une réalité pour tous. Ensemble pour l’Université de Liège !

Notre Université : liberté de chercher, passion de transmettre, éveil à la démocratie critique (par J. Winand)

L’enseignement universitaire a ceci de particulier qu’il s’irrigue profondément et continuellement dans la recherche. Dès le premier cycle, les étudiants sont mis en contact avec les résultats les plus récents de la recherche, avec ses méthodes, avec ses doutes aussi et ses balbutiements. Ils ont pour cela une place de premier choix, puisque leurs enseignants sont des acteurs directs de la recherche, reconnus internationalement.

D’autres établissements font également de l’enseignement au niveau supérieur et revendiquent des activités de recherche. La différence entre ces établissements et l’université n’est pas qu’une question d’échelle, de quantité ou d’intensité. Il y a aussi quelque chose de plus fondamental qui distingue une formation universitaire de toutes les autres. C’est que cette formation que nous dispensons va – devrais-je dire, devrait aller ? – plus loin que l’apprentissage de techniques, aussi sophistiquées soient-elles. Nos enseignements, au travers de la recherche, sont aussi des lieux de réflexion – nécessairement de nature transversale – sur le sens que nous pouvons donner au monde qui nous entoure. Perdre cette dimension, c’est renoncer à l’esprit universitaire pour se contenter de former des diplômés pré-formatés.

L’élection d’un nouveau recteur, d’une nouvelle équipe rectorale, devrait être un temps de pause pour réfléchir à ce qui nous rassemble au sein de l’Institution, à ce qui nous définit en tant qu’universitaire, à ce que nous pouvons apporter à la société dans laquelle nous sommes insérés. C’est aussi un magnifique exercice démocratique, où chacun pourra exercer son esprit critique.

Les programmes, les discours, les prises de parole sont des instruments parfois bien rodés. Alors, il faut prendre le temps de gratter sous la surface un peu trop bien polie des phrases, d’aller au-delà des formules-chocs, de se renseigner et de recouper les informations. Bien plus que le style et la rhétorique, l’essentiel est la maîtrise des dossiers à gérer, une pensée originale et une vision claire sur l’avenir de l’Institution et les moyens concrets d’y arriver. C’est cela aussi la formation universitaire : décrypter le monde, décoder les messages en passant au travers des apparences pour retrouver le sens.

Les questions qui touchent à l’identité universitaire, à son mode de fonctionnement, à son insertion dans la société me préoccupent depuis de nombreuses années. Je me suis souvent exprimé sur ces points dans des articles, des conférences et des interviews. L’année dernière, deux moments particulièrement forts m’ont permis de cristalliser un moment de cette réflexion : la première Conférence mondiale des humanités, organisée à Liège en partenariat avec l’UNESCO, et la publication d’un essai L’université à la croisée des chemins, paru à l’Académie royale de Belgique.

C’est pour toutes ces raisons que je me suis inscrit de manière résolue dans le projet porté par Pierre Wolper et les membres de son équipe, Ensemble pour l’Université de Liège.

Jean Winand

Une « Vie Étudiante » encore plus « participative », osons-la! (par R. Cloots)

Dans un projet pour l’Université que nous voulons « participatif », il importe d’établir des lieux d’échange et de concertation où chacun puisse s’exprimer, de nouer des liens privilégiés avec l’ensemble des acteurs, et en particulier avec les étudiants.

Il existe à l’Université de Liège depuis 2010 « Le Conseil de la Vie Étudiante ». Ce conseil, qui se réunit au moins 4 fois l’an, traite de toutes les questions qui concernent le quotidien des étudiants. Il doit élaborer une politique concertée qui fera l’objet d’un plan d’actions en faveur des étudiants, mises en œuvre après approbation par le conseil d’administration. Il est traditionnellement présidé par le Premier Vice-Recteur et est constitué paritairement de représentants de l’Institution et des étudiants. Cette initiative est à saluer! Nous voulons cependant faire plus, et différemment.

En confiant cette matière de la « Vie Étudiante » à un Vice-Recteur spécifique, nous voulons amplifier les relations collaboratives qui existent entre les étudiants et l’Institution. Nous voulons qu’un débat approfondi et une réelle dynamique collective s’installent, et que des matières comme l’orientation dans les études, le logement, le transport, la vie socio-culturelle, la participation citoyenne, la possibilité d’effectuer des études à l’étranger… soient discutées au regard d’une part des difficultés rencontrées aujourd’hui et, d’autre part, des aspirations étudiantes.

C’est un domaine où tous les avis doivent compter ! Cela nécessite des phases d’échange et de concertation où toute la communauté étudiante doit se sentir concernée. Nous voulons des projets qui font sens ! La Vie Étudiante ne doit pas être l’apanage de quelques élu(e)s. Elle doit être au centre du projet pour l’Université ; les programmes d’enseignement, la politique immobilière, le décret paysage touchent le quotidien des étudiants. Faut-il rappeler que la Vie Étudiante est l’un des moteurs d’attractivité de l’Institution ? C’est aussi l’un des facteurs d’intégration des étudiants venus d’horizons divers. C’est sans aucun doute un facteur de réussite du projet pour l’Université que tous, Ensemble, nous voulons mettre en œuvre.

Rudi CLOOTS

Election : seconde édition

La seconde phase de l’élection du Recteur de l’Université de Liège est maintenant lancée avec quatre candidatures déposées. Le vote aura lieu les 24 et 25 septembre.

Pour cette nouvelle étape de l’élection, j’ai déposé un programme présenté comme la seconde édition de celui du mois de mars : le texte a été revu et repoli, mais il n’y a revirement ni sur la vision et les propositions, ni sur les personnes.

Je veux donner un nouveau cap à l’Université et le tenir fermement pendant quatre ans, comme je le fais à travers ce long processus électoral. En d’autres mots, une gouvernance stable pour que notre Université évolue et change, mais sans perturbations inutiles.

Découvrez mon engagement pour l’Université,  la nouvelle édition de mon programme, et la présentation de mon équipe.

Quand tout est à recommencer

graphique resultats tour 2

En examinant les résultats de ce second tour de l’élection rectorale, on est forcément interpellé par le score du candidat « Personne » qui arrive en deuxième position et ne permet pas de conclure, alors que le résultat est par ailleurs très clair. Comment l’interpréter ? Voici quelques réflexions sur le sujet.

« Personne » est un candidat qui ne peut déplaire ni par ses antécédents, ni par sa personnalité, ni par ses prises de positions, ni par son activité sur les réseaux sociaux, ni par son programme.

« Personne » a été très clairement soutenu par Eric Pirard, candidat éliminé au premier tour. Il est difficile d’y voir d’autre objectif que celui, déjà déclaré, de revenir dans la course dans la nouvelle procédure qui va être lancée. C’est se servir du deuxième tour pour remettre en cause le premier, peu importe si c’est au détriment du fonctionnement de l’Institution.

« Personne » a fort probablement aussi bénéficié du ton donné au débat du deuxième tour dans l’exposé introductif explosif d’Albert Corhay : neuf minutes trente (sur dix) d’attaques personnelles après lesquelles un débat « normal » n’était plus possible ; les vidéos méritent d’être vues et revues. Tentative désespérée pour gagner une élection de toute évidence perdue, ou acte de sabordage visant la destruction de tout qui s’oppose à lui ?

Les attaques ? Je prendrai un seul exemple parmi les moins ad hominem. Pour Albert Corhay, je « perdrais le fil de mes idées » parce que, dans mon programme, à propos du très réel problème de mobilité vers le Sart-Tilman, je propose « La promotion de projets de transport alternatif, en particulier une liaison par téléférique entre le futur tram et le Sart-Tilman. ». Or, ce projet est sérieusement examiné par la ville de Liège, ce qui a été confirmé par le Bourgmestre lui-même. Aussi, l’exemple d’un projet similaire en cours de réalisation à Toulouse montre clairement que cela n’a rien d’utopique.

Il y a un autre élément crucial qui, à mes yeux, a également contribué au vote « à personne » : la confiscation des échanges libres nécessaires et l’analyse approfondie et comparative des programmes et de la capacité à les mettre en œuvre, dans une campagne dont les débats ont été trop cadrés.

Alors, quand tout est à recommencer, on se met à l’ouvrage sans tarder. Avec mon équipe, nous mettrons les mois qui nous séparent du nouveau scrutin à profit pour écouter, expliquer, dialoguer et développer davantage les actions et politiques que nous voulons mettre en œuvre. C’est ainsi que nous construirons ensemble, avec vous, pour l’Université de Liège.

L’Université a parlé

graphique resultats tour 1 - v2

Le verdict des urnes est tombé et il porte un message d’espoir qui résonne en moi : une large majorité de la communauté universitaire veut une Université forte dans sa région comme dans le monde et qui, libérée des lourdeurs, retrouve fraîcheur et vitalité.

Le programme que j’ai présenté porte des messages très clairs sur le positionnement de notre Université, l’allégement de son fonctionnement, le sens et le plaisir que chacun doit retrouver dans son travail, la confiance qu’il faut restaurer et l’adhésion à un projet enthousiasmant que nous devons partager. Je suis convaincu que le mettre en œuvre répondra aux attentes exprimées.

Pour cela j’ai réuni une équipe qui combine renouveau et expérience. Le renouveau apporte des questionnements, des idées, des rêves. J’aime cela, ayant toujours cherché à penser hors du cadre, à mettre en place des solutions nouvelles, à bousculer les idées reçues, à contester le prétendument immuable. L’expérience apporte la capacité à concrétiser rapidement les projets et à éviter les obstacles à leur mise en œuvre. J’aime aussi cela, étant naturellement pragmatique et ayant appris à me méfier des excès et à susciter l’adhésion pour paisiblement aller collectivement de l’avant.

Après ce premier tour, la fin de la période électorale est en vue et les conditions sont réunies pour repartir dans une université apaisée, corrigeant ses erreurs, avançant sans hésitations inutiles et agissant dans une transparence motivée rassurante. C’est cela que je veux, que nous construisions ensemble pour l’Université de Liège.

L’histoire d’une équipe – A Team’s Story

**** English translation below*****

Chers membres de l’Université de Liège,

Si je me présente à l’élection du Recteur avec une équipe réunie sous la bannière “Ensemble pour l’Université de Liège”, c’est le résultat d’une volonté commune de  changer notre Université. Chacune et chacun, dans notre métier et dans des fonctions à responsabilités, avons fait le constat que la direction prise n’était pas la bonne et que résister individuellement n’était pas suffisant. Alors, nous nous sommes unis.

Nous voulons une université forte, qui se présente avec confiance, qui décide sans constamment hésiter, qui soit juste envers ses membres, qui donne du sens au travail de tous et qui soit rayonnante et exemplaire. C’est ainsi qu’elle remplira pleinement sa mission au service de nos étudiants, de notre région et qu’elle aura sa place dans le monde.

Ces dernières semaines, très nombreux sont ceux qui m’ont dit  “J’espère pour l’Université que tu seras élu”. C’est le plus bel encouragement que l’on puisse entendre, car l’enjeu n’est pas l’avenir d’une personne, mais celui de toute la communauté universitaire.

Découvrez mon équipe, consultez notre  programme, lisez mes prises de positions sur euliege.be. Que votre choix soit guidé par l’avenir de notre Université !

Bien cordialement,

Pierre Wolper

******************************************
Dear Members of the University of Liège,

If I am standing for the election of the Rector with a team united under the banner “Together for the University of Liége”, it is the result of a common will to change our University. Each one of us, in our usual work and when holding various offices, came to the conclusion that the University is not moving in the right direction, and that individual resistance was not enough. So, we united our forces.

We want a strong university that shows confidence, that decides without constantly hesitating, that is fair towards all its members, that gives meaning to everyone’s work and that is an example and an inspiration. It is by doing so that it will be able to completely fulfil its mission, serving our students and  our region, and to hold its place in the world.

These last few weeks, many have been those who told me “I hope for the University that you will be elected”. These are the nicest words of support one can hear, for the issue is not the future of one person, but of the entire University community.

Discover my team, our program and read my position statements on euliege.be and let your choice be guided by the future of our University !

Best Regards,

Pierre Wolper