Vision, valeurs et actions

Texte publié dans le numéro spécial du 15e jour consacré aux élections rectorales. A ne pas manquer: le dessin de Pierre Kroll en dernière page.

Trois mots que j’ai fréquemment utilisés durant cette campagne électorale sont : « vision », « valeurs » et « actions ». Vision, car il faut savoir où l’on va et pourquoi. Valeurs, car suivre un objectif sans références peut mener à des dérapages. Actions, car il ne suffit pas de connaître le cap, il faut encore organiser, coordonner et exécuter la multitude d’actions petites ou grandes qui mènent le navire dans la direction choisie et permettent de passer au travers des tempêtes et autres dangers.

Ma vision pour notre Université est que, plus que jamais, l’intégration de l’enseignement et de la recherche qui nous caractérise nous permettra de jouer pleinement notre rôle. Celui-ci est essentiel, tant dans les domaines scientifique, technique et économique que face aux modifications de l’organisation sociale et à celles concomitantes des parcours individuels de vie que l’on voit se précipiter vers nous comme un bolide.

Il est facile d’annoncer des valeurs, mais il n’y a que nos actions passées qui rendent l’annonce crédible. Les valeurs que j’ai toujours défendues, intégrité, humanité et liberté, seront le rempart qui garantira à chacun dans notre Institution un parcours sans la crainte de l’arbitraire ou d’expédients en apparence efficaces, mais porteurs de dégâts tant pour les individus que pour la collectivité.

Pour construire des actions, quatre principes me sont chers : concertation, confiance, continuité et compétence. Concertation, car la meilleure information, les meilleures idées viennent de ceux qui sont sur le terrain et connaissent le sujet. Confiance, car c’est par la conviction que chacun agira dans le sens voulu, pas par l’imposition de règles toujours plus nombreuses. Continuité, car pour changer, il ne suffit pas d’imposer une nouvelle situation ou organisation, il faut surtout soigneusement planifier le trajet qui y mène ; il sera d’autant plus rapide qu’il se fera sans transitions brutales. Compétence, car pour agir, mieux vaut connaître le terrain, non seulement vu de loin, mais aussi avec l’expérience de l’avoir fréquemment parcouru. Il en va ainsi de l’équipe que j’ai réunie qui, tout en étant orientée vers un renouveau, fédère des expériences variées.

Vu l’élection tardive, la prise de fonction de la nouvelle équipe rectorale se fera sans le temps d’une transition, mais je la veux sans soubresauts pour l’Université. Nous commencerons par assurer un suivi, rigoureusement guidé par nos valeurs, de ce qui est en cours, en particulier les procédures de promotion. Les premières mesures plus structurelles seront des simplifications : éliminer certaines procédures ou étapes de procédures, revoir les règles inutilement contraignantes, comme la séparation stricte entre entités d’enseignement et de recherche et la répartition du personnel qui en découle.

Ensuite s’ouvriront d’autres chantiers : une communication interne nettement plus explicite et fréquente, une gestion revue et plus transparente des carrières, une attention renouvelée à la vie étudiante, l’amélioration de la mobilité, l’évolution de notre enseignement et la formation tout au long de la vie, des actions pour un meilleur soutien de notre recherche, le combat pour notre financement, le bon usage de nos moyens et une planification revue de nos investissements immobiliers. Les problèmes de bien-être au travail et les conséquences lourdes qui en résultent trop souvent auront toute notre attention dès les premiers jours. Au-delà des mesures spécifiques et individuelles, nous travaillerons dans un nouvel esprit de confiance et de coopération qui aidera beaucoup et fera de la « communauté universitaire » une réalité pour tous. Ensemble pour l’Université de Liège !

Election : seconde édition

La seconde phase de l’élection du Recteur de l’Université de Liège est maintenant lancée avec quatre candidatures déposées. Le vote aura lieu les 24 et 25 septembre.

Pour cette nouvelle étape de l’élection, j’ai déposé un programme présenté comme la seconde édition de celui du mois de mars : le texte a été revu et repoli, mais il n’y a revirement ni sur la vision et les propositions, ni sur les personnes.

Je veux donner un nouveau cap à l’Université et le tenir fermement pendant quatre ans, comme je le fais à travers ce long processus électoral. En d’autres mots, une gouvernance stable pour que notre Université évolue et change, mais sans perturbations inutiles.

Découvrez mon engagement pour l’Université,  la nouvelle édition de mon programme, et la présentation de mon équipe.

Quand tout est à recommencer

graphique resultats tour 2

En examinant les résultats de ce second tour de l’élection rectorale, on est forcément interpellé par le score du candidat « Personne » qui arrive en deuxième position et ne permet pas de conclure, alors que le résultat est par ailleurs très clair. Comment l’interpréter ? Voici quelques réflexions sur le sujet.

« Personne » est un candidat qui ne peut déplaire ni par ses antécédents, ni par sa personnalité, ni par ses prises de positions, ni par son activité sur les réseaux sociaux, ni par son programme.

« Personne » a été très clairement soutenu par Eric Pirard, candidat éliminé au premier tour. Il est difficile d’y voir d’autre objectif que celui, déjà déclaré, de revenir dans la course dans la nouvelle procédure qui va être lancée. C’est se servir du deuxième tour pour remettre en cause le premier, peu importe si c’est au détriment du fonctionnement de l’Institution.

« Personne » a fort probablement aussi bénéficié du ton donné au débat du deuxième tour dans l’exposé introductif explosif d’Albert Corhay : neuf minutes trente (sur dix) d’attaques personnelles après lesquelles un débat « normal » n’était plus possible ; les vidéos méritent d’être vues et revues. Tentative désespérée pour gagner une élection de toute évidence perdue, ou acte de sabordage visant la destruction de tout qui s’oppose à lui ?

Les attaques ? Je prendrai un seul exemple parmi les moins ad hominem. Pour Albert Corhay, je « perdrais le fil de mes idées » parce que, dans mon programme, à propos du très réel problème de mobilité vers le Sart-Tilman, je propose « La promotion de projets de transport alternatif, en particulier une liaison par téléférique entre le futur tram et le Sart-Tilman. ». Or, ce projet est sérieusement examiné par la ville de Liège, ce qui a été confirmé par le Bourgmestre lui-même. Aussi, l’exemple d’un projet similaire en cours de réalisation à Toulouse montre clairement que cela n’a rien d’utopique.

Il y a un autre élément crucial qui, à mes yeux, a également contribué au vote « à personne » : la confiscation des échanges libres nécessaires et l’analyse approfondie et comparative des programmes et de la capacité à les mettre en œuvre, dans une campagne dont les débats ont été trop cadrés.

Alors, quand tout est à recommencer, on se met à l’ouvrage sans tarder. Avec mon équipe, nous mettrons les mois qui nous séparent du nouveau scrutin à profit pour écouter, expliquer, dialoguer et développer davantage les actions et politiques que nous voulons mettre en œuvre. C’est ainsi que nous construirons ensemble, avec vous, pour l’Université de Liège.

L’Université a parlé

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Le verdict des urnes est tombé et il porte un message d’espoir qui résonne en moi : une large majorité de la communauté universitaire veut une Université forte dans sa région comme dans le monde et qui, libérée des lourdeurs, retrouve fraîcheur et vitalité.

Le programme que j’ai présenté porte des messages très clairs sur le positionnement de notre Université, l’allégement de son fonctionnement, le sens et le plaisir que chacun doit retrouver dans son travail, la confiance qu’il faut restaurer et l’adhésion à un projet enthousiasmant que nous devons partager. Je suis convaincu que le mettre en œuvre répondra aux attentes exprimées.

Pour cela j’ai réuni une équipe qui combine renouveau et expérience. Le renouveau apporte des questionnements, des idées, des rêves. J’aime cela, ayant toujours cherché à penser hors du cadre, à mettre en place des solutions nouvelles, à bousculer les idées reçues, à contester le prétendument immuable. L’expérience apporte la capacité à concrétiser rapidement les projets et à éviter les obstacles à leur mise en œuvre. J’aime aussi cela, étant naturellement pragmatique et ayant appris à me méfier des excès et à susciter l’adhésion pour paisiblement aller collectivement de l’avant.

Après ce premier tour, la fin de la période électorale est en vue et les conditions sont réunies pour repartir dans une université apaisée, corrigeant ses erreurs, avançant sans hésitations inutiles et agissant dans une transparence motivée rassurante. C’est cela que je veux, que nous construisions ensemble pour l’Université de Liège.

L’histoire d’une équipe – A Team’s Story

**** English translation below*****

Chers membres de l’Université de Liège,

Si je me présente à l’élection du Recteur avec une équipe réunie sous la bannière “Ensemble pour l’Université de Liège”, c’est le résultat d’une volonté commune de  changer notre Université. Chacune et chacun, dans notre métier et dans des fonctions à responsabilités, avons fait le constat que la direction prise n’était pas la bonne et que résister individuellement n’était pas suffisant. Alors, nous nous sommes unis.

Nous voulons une université forte, qui se présente avec confiance, qui décide sans constamment hésiter, qui soit juste envers ses membres, qui donne du sens au travail de tous et qui soit rayonnante et exemplaire. C’est ainsi qu’elle remplira pleinement sa mission au service de nos étudiants, de notre région et qu’elle aura sa place dans le monde.

Ces dernières semaines, très nombreux sont ceux qui m’ont dit  “J’espère pour l’Université que tu seras élu”. C’est le plus bel encouragement que l’on puisse entendre, car l’enjeu n’est pas l’avenir d’une personne, mais celui de toute la communauté universitaire.

Découvrez mon équipe, consultez notre  programme, lisez mes prises de positions sur euliege.be. Que votre choix soit guidé par l’avenir de notre Université !

Bien cordialement,

Pierre Wolper

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Dear Members of the University of Liège,

If I am standing for the election of the Rector with a team united under the banner “Together for the University of Liége”, it is the result of a common will to change our University. Each one of us, in our usual work and when holding various offices, came to the conclusion that the University is not moving in the right direction, and that individual resistance was not enough. So, we united our forces.

We want a strong university that shows confidence, that decides without constantly hesitating, that is fair towards all its members, that gives meaning to everyone’s work and that is an example and an inspiration. It is by doing so that it will be able to completely fulfil its mission, serving our students and  our region, and to hold its place in the world.

These last few weeks, many have been those who told me “I hope for the University that you will be elected”. These are the nicest words of support one can hear, for the issue is not the future of one person, but of the entire University community.

Discover my team, our program and read my position statements on euliege.be and let your choice be guided by the future of our University !

Best Regards,

Pierre Wolper

L’Université n’est pas un bilan comptable

Cloots&Haubruge

Eric Haubruge et Rudi Cloots ont choisi de ne pas continuer à travailler avec Albert Corhay, mais de se présenter à mes côtés pour l’élection rectorale de cette année. Ils s’expliquent.

Pierre Wolper  


Il y a quatre années, en tant que Vice-Recteurs, nous nous engagions aux côtés du Recteur Albert Corhay pour un mandat de 4 ans. Celui-ci arrive à son terme.

Nous avons toujours voulu une université qui remplisse au mieux ses missions essentielles, mais aussi s’ouvre largement à la société. Nous avons toujours souhaité une université qui convainc de son apport et qui résiste aux pressions qui la condamneraient à terme au déclin dans un rôle étriqué.

Être loyal pour nous, c’est s’engager, c’est continuer à nous battre pour ce modèle d’université, et non faire allégeance à un quelconque candidat recteur qui ne rencontrerait pas nos objectifs.
Tous les deux, nous sommes libres de nos choix, nous sommes prêts à les assumer, nous osons prendre des initiatives, des risques, car c’est l’essence même de notre démarche au profit de l’Institution.

Ces quatre années ont mis clairement en évidence les fractures qui pouvaient exister dans nos visions de l’Université de demain, dans son mode de gestion. Plus qu’un homme, c’est un modèle de gouvernance que nous dénonçons aujourd’hui au travers de notre candidature aux côtés de Pierre WOLPER.
Nous ne voulons plus d’une université où l’angle d’approche stratégique prioritaire est la gestion purement comptable, où la recherche d’une stabilité budgétaire est presque exclusivement basée sur la restriction des moyens, où le rapprochement à outrance avec les hautes écoles, et sans stratégie, rend fragile notre positionnement, et à l’international, et vis-à-vis des autres partenaires universitaires de la Communauté Française. Nous voulons affirmer nos différences, nos spécificités, dans un modèle où chacune et chacun collaborent, s’épanouissent.

L’idée de créer une Faculté d’Education comme espace d’attractivité des étudiants en recherche d’une formation d’enseignant, en réponse au décret, très critiqué (et à juste titre) de la formation initiale des maîtres, est de nature à amplifier les craintes des collègues qui voient dans ce scénario (conçu presque sans l’aval des doyens des facultés) une dilution de la formation disciplinaire qui perdrait de sa substance. Nous n’acceptons pas que la qualité de nos formations soit négociée. La fin ne justifie pas les moyens !

Enfin, le Plan Stratégique Institutionnel, présenté comme un véritable outil prospectif, a sans doute le mérite d’exister. Ce plan a mobilisé presque l’ensemble de la communauté universitaire dans la définition des objectifs prioritaires dans tous les domaines de l’Institution. Nous en avons pourtant fait un recueil indigeste d’un ensemble d’actions qui tendent à apporter des réponses à de trop nombreuses problématiques maladroitement identifiées.
Ce plan stratégique, nous l’avons élaboré, avec le collège rectoral en place (nous assumons notre part de responsabilité); mais nous le voulions plus ciblé, plus circonscrit, à la fois dans le temps et dans l’espace universitaire. Nous arrivons aujourd’hui, dans les domaines de nos compétences (enseignement et recherche), à proscrire certaines approches, à redéfinir les priorités au travers d’une validation institutionnelle par le comité de pilotage du plan stratégique.
Force est de constater que les avancées les plus spectaculaires concernent nos domaines d’expertise au sein du collège rectoral. Nos bilans respectifs démontrent très clairement la ligne qui a été la nôtre tout au long de notre mandat.

Il eut sans doute été plus facile de « reprendre » la route tous ensemble. Nous aurions aussi, l’un et l’autre pu prétendre à la fonction rectorale. Les raisons qui ont motivé notre choix aujourd’hui sont dictées par l’unique volonté d’agir positivement en faveur de l’Université de Liège, dans un contexte qui laisse beaucoup de place à l’espoir et qui mettra l’Institution en 2021 dans une position favorable de négociation de l’enveloppe de financement. Mettre nos compétences au service de l’Institution et non au service d’un seul homme, voilà notre combat !

Eric HAUBRUGE et Rudi CLOOTS

L’Université n’est pas un bilan comptable

Cloots&Haubruge

Eric Haubruge et Rudi Cloots ont choisi de ne pas continuer à travailler avec Albert Corhay, mais de se présenter à mes côtés pour l’élection rectorale de cette année. Ils s’expliquent.

Pierre Wolper  


Il y a quatre années, en tant que Vice-Recteurs, nous nous engagions aux côtés du Recteur Albert Corhay pour un mandat de 4 ans. Celui-ci arrive à son terme.

Nous avons toujours voulu une université qui remplisse au mieux ses missions essentielles, mais aussi s’ouvre largement à la société. Nous avons toujours souhaité une université qui convainc de son apport et qui résiste aux pressions qui la condamneraient à terme au déclin dans un rôle étriqué.

Être loyal pour nous, c’est s’engager, c’est continuer à nous battre pour ce modèle d’université, et non faire allégeance à un quelconque candidat recteur qui ne rencontrerait pas nos objectifs.
Tous les deux, nous sommes libres de nos choix, nous sommes prêts à les assumer, nous osons prendre des initiatives, des risques, car c’est l’essence même de notre démarche au profit de l’Institution.

Ces quatre années ont mis clairement en évidence les fractures qui pouvaient exister dans nos visions de l’Université de demain, dans son mode de gestion. Plus qu’un homme, c’est un modèle de gouvernance que nous dénonçons aujourd’hui au travers de notre candidature aux côtés de Pierre WOLPER.
Nous ne voulons plus d’une université où l’angle d’approche stratégique prioritaire est la gestion purement comptable, où la recherche d’une stabilité budgétaire est presque exclusivement basée sur la restriction des moyens, où le rapprochement à outrance avec les hautes écoles, et sans stratégie, rend fragile notre positionnement, et à l’international, et vis-à-vis des autres partenaires universitaires de la Communauté Française. Nous voulons affirmer nos différences, nos spécificités, dans un modèle où chacune et chacun collaborent, s’épanouissent.

L’idée de créer une Faculté d’Education comme espace d’attractivité des étudiants en recherche d’une formation d’enseignant, en réponse au décret, très critiqué (et à juste titre) de la formation initiale des maîtres, est de nature à amplifier les craintes des collègues qui voient dans ce scénario (conçu presque sans l’aval des doyens des facultés) une dilution de la formation disciplinaire qui perdrait de sa substance. Nous n’acceptons pas que la qualité de nos formations soit négociée. La fin ne justifie pas les moyens !

Enfin, le Plan Stratégique Institutionnel, présenté comme un véritable outil prospectif, a sans doute le mérite d’exister. Ce plan a mobilisé presque l’ensemble de la communauté universitaire dans la définition des objectifs prioritaires dans tous les domaines de l’Institution. Nous en avons pourtant fait un recueil indigeste d’un ensemble d’actions qui tendent à apporter des réponses à de trop nombreuses problématiques maladroitement identifiées.
Ce plan stratégique, nous l’avons élaboré, avec le collège rectoral en place (nous assumons notre part de responsabilité); mais nous le voulions plus ciblé, plus circonscrit, à la fois dans le temps et dans l’espace universitaire. Nous arrivons aujourd’hui, dans les domaines de nos compétences (enseignement et recherche), à proscrire certaines approches, à redéfinir les priorités au travers d’une validation institutionnelle par le comité de pilotage du plan stratégique.
Force est de constater que les avancées les plus spectaculaires concernent nos domaines d’expertise au sein du collège rectoral. Nos bilans respectifs démontrent très clairement la ligne qui a été la nôtre tout au long de notre mandat.

Il eut sans doute été plus facile de « reprendre » la route tous ensemble. Nous aurions aussi, l’un et l’autre pu prétendre à la fonction rectorale. Les raisons qui ont motivé notre choix aujourd’hui sont dictées par l’unique volonté d’agir positivement en faveur de l’Université de Liège, dans un contexte qui laisse beaucoup de place à l’espoir et qui mettra l’Institution en 2021 dans une position favorable de négociation de l’enveloppe de financement. Mettre nos compétences au service de l’Institution et non au service d’un seul homme, voilà notre combat !

Eric HAUBRUGE et Rudi CLOOTS

Journal de campagne : le premier débat

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La deuxième semaine de campagne a été marquée par le premier “débat”,  le jeudi 29/3 en soirée. Le déroulement en était très cadré : exposé de 20 minutes par chaque candidat et réponses aux questions groupées par thème, chacun intervenant à son tour. Le temps de parole total des candidats était soigneusement minuté, égalité oblige, mais les échanges directs fermement découragés.

Pour ma part, j’ai trouvé l’exercice plutôt plaisant, le seul inconfort étant quelques tiraillements de l’estomac, dus à un repas postposé après une soirée somme toute fort longue. Le plaisir d’un plat de pâtes partagé en équipe à l’issue du “spectacle” n’en fut que plus grand, dans l’ambiance qui doit être celle d’une troupe de théâtre après une “première” réussie.

Pour introduire ma présentation, j’avais choisi de m’interroger sur l’usage de la méthode scientifique dans un cadre électoral. C’était certes un peu académique, mais répondait très certainement à la demande d’un débat “plus élevé” et était simplement une réflexion sur le peu d’informations fiables et vérifiables dont on dispose en général au moment de voter. Les américains et les anglais en sont progressivement de plus en plus conscients. A l’échelle plus modeste de l’Université, les mots qui plaisent sont tout aussi faciles à trouver et l’essentiel reste de choisir les femmes et les hommes. Pour mieux me connaître, lisez mes écrits et, si le cœur vous en dit, visionnez ma présentation. Cela ne vaut pas un bon feuilleton, mais je m’y livre sans fard. Venez aussi à ma rencontre lors des prochains épisodes (débats).

Journal de campagne : de l’éthique des robots à la démocratie en question

Après les remous suscités par la publication dans La Meuse du mercredi 21 mars d’un article relatant les événements du début de campagne sur l’éligibilité d’Eric Haubruge, je pensais terminer vendredi sur une activité purement universitaire avant de poursuivre samedi avec la belle cérémonie honorant nos docteurs avec thèse et onze nouveaux honoris causa.

En effet, vendredi matin, je suis intervenu à Bruxelles dans un séminaire de formation dont le thème du jour était « Ethics and AI ». Un public attentif, d’autres intervenants captivants, des échanges stimulants, bref du vrai plaisir. De retour à Liège, je tombe dans un débat, moins feutré, sur la démocratie. Des chercheurs s’en inquiètent dans une carte blanche, alors que le Recteur la trouve bien vivante.

La démocratie me tient terriblement à cœur et cela m’a rappelé qu’en février 2017, je me suis exprimé ouvertement, alors qu’il était difficile de le faire, sur une tentative de dérive grave. Mon texte d’alors était écrit sous la forme d’une fable. Je n’ai rien écrit depuis dans ce style, mais si vous avez l’envie de vous y replonger, je vous recommande un texte du Maître du genre : Les animaux malades de la peste.